Page:Gautier - Le Japon (merveilleuses histoires), 1912.djvu/40

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


La représentation dure depuis dix heures du matin jusqu’à cinq heures du soir.

Les combattants déploient tour à tour une force, une adresse, et une endurance qui leur attirent les applaudissements enthousiastes d’une foule éperdue d’admiration.


la loi

Jadis, les lois étaient, pour le moins aussi singulières que les délits. Très sévères souvent, elles avaient aussi d’étranges indulgences, surtout lorsqu’il s’agissait de vieillards, de femmes, d’infirmes, ou d’astronomes, envers qui le Code recommande la clémence.

Mais, par exemple, si ce même astronome, si paternellement protégé par la loi, s’avisait de dénaturer les décrets écrits par les astres dans le ciel et de faire de faux horoscopes, il était cruellement puni.

Les compagnies d’assurances contre l’incendie n’existent pas, là-bas, et les villes de bois brûlant comme des allumettes, on était particulièrement féroce pour les incendiaires, et même pour les incendiés : soixante coups de bâton, à l’homme qui, involontairement, mettait le feu à sa maison, et la strangulation si l’incendie se communiquait à un édifice appartenant à la famille impériale. Cela apprenait à être prudent.

Aujourd’hui, des résultats pour le moins aussi barbares proviennent de l’application de lois modernes