Page:Gautier - Le Vieux de la montagne, Armand Colin et Cie, 1893.djvu/84

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IV


C’était l’heure annoncée pour la réception de l’ambassadeur, et la foule emplissait maintenant les rues de Jérusalem, se pressait aux abords de l’enceinte du Temple, qui contenait aussi le palais de Salomon : la résidence royale. On voulait au moins voir passer les barons et les chevaliers, puisqu’il n’était pas possible de pénétrer dans la grand’salle, on espérait apercevoir, peut-être, l’envoyé lui-même !

Cette ambassade d’un illustre prince syrien réjouissait beaucoup la population. Les bourgeois, préoccupés surtout de leur commerce, redoutaient les guerres, et la perspective d’une alliance leur plaisait fort. Ils savaient confusé-