Page:Gautier - Les jeunes France, romans goguenards.djvu/119

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mier substantif quelconque qui lui passera par l’idée ensuite, on mettra en vente la septième édition, sauf à ne jamais faire la première, et, avant qu’il soit peu, grâce aux leçons de Ferdinand, à sa barbe et à son habit, M. Daniel Jovard sera une des plus brillantes étoiles de la nouvelle pléiade qui luit à notre ciel littéraire.

Lecteur, mon doux ami, je t’ai donné ici, en te donnant l’histoire de Daniel Jovard, la manière de devenir illustre, et la recette pour avoir du génie, ou du moins pour s’en passer fort commodément. J’espère que tu m’en auras une reconnaissance égale au service. Il ne tient qu’à toi d’être un grand homme, tu sais comment cela se fait en vérité, ce n’est pas difficile, et si je ne le suis pas, moi qui te parle, c’est que je ne l’ai pas voulu : j’ai trop d’orgueil pour cela. Si tout ce bavardage ne t’a pas trop impatienté, tourne le feuillet, je vais traiter de la passion dans ses rapports avec les Jeunes-France, sujet fort intéressant, et qui donnera lieu à beaucoup de développements absolument neufs et qui ne sauraient manquer de te plaire.