Page:Gautier - Lettre à la présidente, voyage en Italie. 1850.djvu/34

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


Il y avait bien l’hôtesse de la maison, jeune gouge assez agréable, sauf un nez droit, taillé dans le marbre d’une façon trop riche ; mais elle était en gésine, et, quelque entreprenant que l’on soit, on ne peut faire remonter un fœtus à coups de pine dans le ventre de sa maman ; et il n’est pas drôle de sentir un môme faire la culbute sur le tremplin de votre gland. Nous aurions craint de nous écorcher la queue à quelque forceps oublié, ou de rencontrer, dans ce vagin parturiant, des pattes de sage-femme à l’ouvrage.

Je ne te cache pas, Présidente, que cette jeune accouchée parut nous trouver grossiers et indélicats de ne pas nous précipiter dans le torrent de ses vidanges, à travers ses placentas, arriére-faix et membranes amincies. Quoique âgée de vingt-deux ans à peine, elle avait déjà dégueulé six moutards par sa bouche poilue. Ces six moutards étaient tous