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ESCAL-VIGOR

En attendant l’occasion d’entrer en scène, il s’armait de lectures, compilait des documents, réunissait dans l’histoire et la littérature des exemples illustres et apologétiques.

Certes, le médecin consulté autrefois par Mme de Kehlmark, ne supposait point à quel genre d’apostolat se serait livré celui dont il prévoyait le génie et l’exceptionnelle destinée…


À quel moment Landrillon s’avisa-t-il de faire part secrètement à Bomberg, et seulement à celui-ci, des présomptions majeures à établir contre la conduite du comte ? Probablement le jour où Claudie lui donna à entendre qu’elle en tenait encore profondément pour Kehlmark.

Au premier mot que le dominé apprit de l’aberration passionnelle de son ennemi, il feignit une sorte de douleur scandalisée et de commisération professionnelle. Au fond il exultait ! Mais comment exploiter ce bienheureux opprobre contre le comte ? Il n’y avait pas de preuves. Et en eût-on tenu, qu’il eût fallu se résoudre à publier la honte du jeune Govaertz ! Les deux alliés convinrent d’attendre encore une occasion opportune. Qui sait peut-être, parviendrait-on à retour-