Page:Georges Eekhoud - Escal-Vigor.djvu/99

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


VI

Leur saison charnelle ne dura point. Quand leurs liens physiques se furent relâchés, puis dissous, Blandine ne s’en affligea guère et en fut à peine surprise. Pourtant elle l’aimait plus passionnément que jamais, et elle lui gardait une idolâtre reconnaissance de l’hommage qu’il lui avait rendu, s’estimant heureuse et fière de son attachement.

La douairière avait soupçonné leur bonne entente, mais elle ignora toujours jusqu’à quel point ils s’étaient aimés. Elle souriait à cette affection, car elle s’habituait de plus en plus à considérer Blandine comme sa petite-fille, comme la sœur, sinon la femme de son Henry.

Mme de Kehlmark admirait, elle aussi, son