Page:Georges Feydeau - La dame de chez Maxim.djvu/66

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m’entends ? Enlève le pouf ! Je ne veux pas voir le pouf !


Mongicourt.

Que j’enlève le pouf ?


Madame Petypon, criant comme Petypon.

Eh ! bien, oui, quoi ? Enlevez donc le pouf puisqu’on vous le dit !


Petypon.

Oui !… oui !


Mongicourt.

Bon ! Bon ! Enlevons le pouf alors !… Enlevons le pouf !

Il passe ses deux mains jointes sous les genoux de la Môme et la transporte ainsi en chien de fusil, et toujours couverte de son tapis, jusque dans la chambre sur quoi donne la baie.

Petypon, sans sortir de sa pâmoison simulée.

Eh ! bien, ça y est-il ?


Mongicourt, redescendant, après avoir déposé la Môme et jeté sur la chaise du fond droit le tapis qui la recouvrait.

Voilà ! ça y est !


Petypon, semblant renaître aussitôt.

Ah ! ça va mieux !


Madame Petypon, lâchant son mari.

Oui ?… Ah ! que tu m’as fait peur !

Elle gagne, par le fond, jusqu’à la droite de la table et verse une tasse de thé.

Petypon, très alerte.

Voilà c’est passé !… c’est passé !… Ces crises, c’est comme ça : très violent !… et puis, tout d’un