Page:Girard - Sainte-Hélène, paru dans Le Monde illustré, 30 octobre 1858.djvu/15

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de Joinville, accompagné d’une brillante suite d’officiers français et anglais, visita, en 1839, ces lieux célèbres, il s’arrêta sur le seuil, aussi attristé que surpris d’un semblable abandon. Quelle que fut la déchéance dont le grand nom qui planait sur cette demeure n’avait pu la défendre, il ne s’en découvrit pas moins, et ce fut le chapeau à la main qu’il en parcourut les diverses pièces. On rapporte aussi que, lorsqu’il arriva à la dernière salle, il ne se trouvait plus dans sa suite un seul officier anglais.

Ces lieux ne pouvaient rester dans un aussi déplorable état. Le nouvel empire ne pouvait laisser ces lieux livrés à de telles profanations. Une négociation a été ouverte entre le cabinet des Tuileries et celui de Saint-James. La solution n’en pouvait être douteuse. Ces lieux appartiennent aujourd’hui à la France ; le corps législatif a voté les fonds nécessaires pour leur restauration et leur entretien.