Page:Girardin - La Canne de M. de Balzac.djvu/102

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


on conçoive l’idée qu’ils aient été rêvés comme impossibles. Ainsi, par exemple, dans l’histoire du prince Ahmed et de la fée Paribanou, il est dit que :

Le prince Houssain, frère du prince Ahmed, possédait un tapis sur lequel il suffisait de s’asseoir pour être transporté, presque dans le même moment, où l’on souhaitait aller, sans que l’on fût arrêté par aucun obstacle, et qu’il avait payé ce tapis quarante bourses.

On fit dans le temps beaucoup de bruit de cette merveille. Eh bien, aujourd’hui, nous avons mieux que cela, oui, mieux : les chemins de fer ! — Ils sont cent fois préférables à ce tapis, par eux d’abord on va plus vite, on va plusieurs, et assurément à bien meilleur marché.

Il est dit encore :

Que le prince Ali, frère puîné du prince Houssain, avait acheté trente bourses un petit tuyau d’ivoire avec lequel il voyait tout ce qui se passait chez les gens les plus éloignés.

Eh bien ! ce tuyau dont on faisait grand étalage n’était autre chose qu’une lunette d’ap-