Page:Girardin - La Canne de M. de Balzac.djvu/103

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proche, merveille à laquelle nous faisons, nous autres, fort peu d’attention ; et pourtant quoi de plus admirable que d’être là, tranquillement assis à sa fenêtre, et de voir tout là-bas, là-bas, des vaisseaux qui arrivent, des hommes qui se battent, et d’assister ainsi à toutes sortes de dangers qui ne peuvent nous atteindre ? mais qui donc a jamais pensé à admirer une lunette d’approche ?

Enfin, on raconte :

Que le prince Ali, frère du prince Houssain, avait, de son côté, fait emplette, dans le bezeistein de Samarcande, d’une pomme artificielle qu’il paya trente-cinq bourses. Cette pomme avait la vertu de guérir toute espèce de maladies, et cela par le moyen du monde le plus facile, puisque c’était simplement en la faisant flairer à la personne.

Eh bien, je vous le demande, l’homœopathie n’en fait-elle pas bien d’autres ?

Au lieu d’une pomme, c’est un petit flacon ; vous le respirez, et vous voilà guéri.

Vous allez mourir… un peu de poudre sur la langue, et vous voilà sauvé… Avouons