Page:Girardin - La Canne de M. de Balzac.djvu/112

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dre ; ah ! vous m’écrasez de votre puissance, parce que vous me croyez sans crédit. Eh bien, moi aussi, j’ai une puissance ; et puisque vous abusez de la vôtre, j’userai de la mienne, et nous verrons.

Tancrède traversa les salons, descendit l’escalier du ministre sans avoir encore de projets arrêtés.

Il rejoignit à la porte de l’hôtel le cabriolet qui l’avait amené, prit la canne qu’il avait laissée dans son manteau, congédia le cocher de cabriolet, et, bravant le suisse implacable, rentra invisible dans la vaste cour de l’hôtel.

Il se promena quelque temps invisible fort en colère.

Comme il marchait, la voiture de M. le ministre vint s’arrêter devant le perron. Un valet de pied bizarre, vêtu d’une livrée non-seulement de fantaisie, mais je dirais même fantastique, vint ouvrir la portière.

M. le ministre descendait lentement l’escalier, suivi d’un autre personnage qui lui parlait avec chaleur, et le domestique tenait