Page:Giraudoux - Électre.djvu/41

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


ÉGISTHE. – Laisse l’escabeau. Mais s’il vient, préviens nous. Nous aurions à être strictement entre humains pendant un petit quart d’heure. Et ne le brusque pas. Peut-être est-ce le délégué des dieux au mariage d’Électre. À ce mariage, que notre président considère comme un opprobre pour sa famille, s’invitent les dieux.

LE PRÉSIDENT. – Seigneur…

ÉGISTHE. – Ne proteste pas, j’ai tout entendu. L’acoustique de ce palais est remarquable… Son architecte voulait, paraît-il, écouter les réflexions du conseil sur ses honoraires et son pourcentage, et il l’a rempli de cachettes sonores…

LE PRÉSIDENT. – Seigneur…

ÉGISTHE. – Tais-toi. Je sais ce que tu vas me dire au nom de ta brave et honnête famille, au nom de ta digne belle-sœur l’infanticide, de ton oncle respecté le satyre, et de ton déférent neveu, le calomniateur.

LE PRÉSIDENT. – Seigneur…

ÉGISTHE. – L’officier, dans la bataille,