Page:Giraudoux - Électre.djvu/69

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as laissé tomber Oreste sur le marbre.

CLYTEMNESTRE. – Que pouvais-je faire ? Tu l’avais poussé.

ÉLECTRE. – C’est faux ! Je n’ai pas poussé Oreste !

CLYTEMNESTRE. – Mais qu’en peux-tu savoir ! Tu avais quinze mois.

ÉLECTRE. – Je n’ai pas poussé Oreste ! D’au-delà de toute mémoire, je me le rappelle. Ô Oreste, où que tu sois, entends-moi ! Je ne t’ai pas poussé !

ÉGISTHE. – Cela va, Électre.

LE MENDIANT. – Cette fois, elles y sont. Ce serait curieux que la petite se déclare juste devant nous.

ÉLECTRE. – Elle ment, Oreste, elle ment !

ÉGISTHE. – Je t’en prie, Électre.

CLYTEMNESTRE. – Elle l’a poussé. Elle ne savait pas évidemment ce qu’elle faisait, à son âge. Mais elle l’a poussé.

ÉLECTRE. – De toutes mes forces je l’ai retenu. Par sa petite tunique bleue. Par