Page:Giraudoux - Amphitryon 38.djvu/114

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MERCURE. — Je m’y perds… Moi j’ai rempli ma tâche. L’univers sait, comme il était prescrit, que vous coucherez ce soir dans le lit d’Alcmène… Puis-je faire autre chose pour vous ?

JUPITER. — Oui. Que j’y couche vraiment !

MERCURE. — Et avec ce fameux consentement dont vous parliez hier, sans doute ?

JUPITER. — Oui, Mercure. Il ne s’agit plus d’Hercule. L’affaire Hercule est close heureusement. Il s’agit de moi. Il faut que tu voies Alcmène, que tu la prépares à ma visite, que tu lui dépeignes mon amour… Apparais-lui… Par ton seul fluide de dieu secondaire, agite déjà à mon profit l’humanité dans son corps. Je te permets de l’approcher, de la toucher. Trouble d’abord ses nerfs, puis son sang, puis son orgueil. D’ailleurs je t’avertis, je ne quitte pas cette ville avant qu’elle ne se soit étendue