Page:Giraudoux - Amphitryon 38.djvu/116

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


MERCURE. — D’avance, oui. Je l’ai entendue d’avance. Les siècles futurs me la crient. Partons, la voilà !



Scène IV


Alcmène et Ecclissé, la nourrice, entrent par les côtés opposés.


ALCMÈNE. — Tu as l’air bien agitée, Ecclissé.

ECCLISSÉ. — J’apporte les verveines, maîtresse, ses fleurs préférées.

ALCMÈNE. — Préférées de qui ? Je préfère les roses.

ECCLISSÉ. — Vous oseriez orner cette chambre de roses, en ce jour ?

ALCMÈNE. — Pourquoi pas ?

ECCLISSÉ. — On m’a toujours dit que Jupiter déteste les roses. Mais peut-être après tout avez-vous raison