Page:Giraudoux - Amphitryon 38.djvu/137

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


ALCMÈNE. — J’aime un homme.

MERCURE. — Quel homme ?

ALCMÈNE. — Mon mari.

Mercure qui était penché vers elle se redresse.

MERCURE. — Ah ! vous aimez votre mari ?

ALCMÈNE. — Je l’aime.

MERCURE. — Mais nous y comptons bien ! Jupiter, lui, n’est pas un homme, il ne choisit pas ses maîtresses parmi les femmes infidèles. D’ailleurs ne vous faites pas plus ingénue que vous ne l’êtes. Nous connaissons vos rêves.

ALCMÈNE. — Mes rêves ?

MERCURE. — Nous savons que vous rêvez. Les femmes fidèles rêvent parfois, et qu’elles ne sont pas dans les bras de leur mari.

ALCMÈNE. — Elles ne sont dans les bras de personne.

MERCURE. — Il arrive à ces épouses