Page:Giraudoux - Amphitryon 38.djvu/187

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ALCMÈNE. — Tout n’est pas perdu, puisqu’il a permis que tu le devances !

AMPHITRYON. — À quelle heure doit-il être là ?

ALCMÈNE. — Dans quelques minutes, hélas, au coucher du soleil. Je n’ose regarder là-haut ! Toi, qui vois les aigles avant qu’ils ne te voient, n’aperçois-tu rien dans le ciel ?

AMPHITRYON. — Un astre mal suspendu qui balance.

ALCMÈNE. — C’est qu’il passe ! Tu as un projet ?

AMPHITRYON. — J’ai ma voix, ma parole, Alcmène ! Je persuaderai Jupiter ! Je le convaincrai !

ALCMÈNE. — Pauvre ami ! Tu n’as jamais convaincu que moi au monde, et ce n’est point par des discours. Un colloque entre Jupiter et toi, c’est tout ce que je redoute. Tu en sortirais