Page:Giraudoux - Amphitryon 38.djvu/188

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désespéré, mais me donnant aussi à Mercure.

AMPHITRYON. — Alors, Alcmène, nous sommes perdus.

ALCMÈNE. — Ayons confiance en sa bonté… À cette place où nous recevons les hôtes de marque, dans nos cérémonies, attendons-le. J’ai l’impression qu’il ignorait notre amour. Du plus profond de l’Olympe, il faut qu’il nous aperçoive ainsi, l’un près de l’autre, sur notre seuil, et que la vision du couple commence à détruire en lui l’image de la femme isolée… Prends-moi dans tes bras ! Étreins-moi ! Embrasse-moi en pleine lumière pour qu’il voie quel être unique forment deux époux. Toujours rien, dans le ciel ?

AMPHITRYON. — Le Zodiaque s’agite. Il en a heurté le fil. Je te donne le bras ?

ALCMÈNE. — Non, pas de lien factice et banal. Laisse entre nous deux