Page:Giraudoux - Amphitryon 38.djvu/196

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rappelle seulement que ce jour-là mon cheval franchit les fossés les plus larges, et que dans la matinée je fus vainqueur. Mais qu’as-tu, chérie, tu es pâle ?

ALCMÈNE. — Je t’en supplie, Amphitryon. Dis-moi si tu es venu au crépuscule ou à l’aube ?

AMPHITRYON. — Mais je te dirai tout ce que tu voudras, chérie… Je ne veux pas te faire de peine.

ALCMÈNE. — C’était la nuit, n’est-ce pas ?

AMPHITRYON. — Dans notre chambre obscure, la nuit complète… Tu as raison ! La mort peut venir.

LA VOIX CÉLESTE. — La mort peut venir.

Fracas. Jupiter paraît, escorté de Mercure.