Page:Giraudoux - Amphitryon 38.djvu/78

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brandir ces foudres sans tonnerre !

ALCMÈNE. — S’ils font de beaux éclairs de chaleur, c’est tout ce qu’ils demandent. Lève la main, et l’index plié.

JUPITER. — Avec l’index plié ! Mais c’est le serment le plus terrible, et celui par lequel Jupiter évoque les fléaux de la terre.

ALCMÈNE. — Plie ton index, ou pars.

JUPITER. — Il faut donc que je t’obéisse. (Il lève le bras.) Contenez-vous, voix céleste ! Sauterelles et cancers, au temps ! C’est cette enragée de petite Alcmène qui me contraint à ce geste.

ALCMÈNE. — Je t’écoute.

JUPITER. — Moi, Amphitryon, fils et petit-fils des généraux passés, père et aïeul des généraux futurs, agrafe indispensable dans la ceinture de la guerre et de la gloire !

ALCMÈNE. — Moi, Alcmène, dont