Page:Giraudoux - Simon le pathétique.djvu/182

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’il

i7Ã SINON LI PATHÉTIQUI

indifférent, heurtant du poing les palissades des chantiers pour exciter les chiens qui aboient et le suivent en reniflant sous les planches... C’est ainsi que j’arrivai à être persuadé qu’il y - avait entre nous deux je ne sais quel accord q tacite. Ce n’était pas seulement un accord pour J lutter. Del mon côté, du moins, je m’étais engagé à elle : Je refusai de partir, ma valise à la ’ main, pour Rouen et pour Bourges, où l’on organisait pour moi des entrevues., Épouser Anne, je n’y songeais certes pas, mais ne pas l’épouser me semblait inconcevable. A ceux qui sont simples, aux amis d’un monde modeste où ’mon secret pouvait courir sans danger, je laissai J dire que mon mariage était proche. J’eus désormais quatre ou cinq camarades qui me demandèrent les nouvelles de ma fiancée. Anne en rencontra un avec moi, entendit la ph-rase, s’amusa. Un solliciteur de Saint-Malo me pria de saluer ma femme et de lui remettre une boîte de nacre. Je transmis le cadeau et le salut à Anne, elle sourit. Je lui apportais les catalogues demon courrier où mon adresse était au féminîn... Souvent je parlais avec elle de mon prochain départ pour la Chine, elle me décrivait son •futur mari — pas