Page:Giraudoux - Simon le pathétique.djvu/71

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x.’tcou nu wewtx 63

Je protestai. Je déclarai que ma mission n’était point en tout cas de devenir le prince consort d’un maigre champ héroïque, ou d’épouser, ’ [satisfaite et désormais inoffensive pour la vie, une petite Vengeance. Je déclinai pour le prochain dîner le voisinage de Bertha Bols, qui repécha le ministre de la marine autrichien, tombé dans l’eau au lancement de son premier Dreadnought. M"’de Liville, froissée, n’insista plus. — G’est bon, dit-elle seulement, vous aurez Gabrielle...

Le lendemain donc, entre sa tante qui est ’sourde et un Américain fraîchement débarqué de l’Ouest, j’eus pour voisine Gabrielle. Gabrielle arrivait de province, où chaque année elle passait six mois, mais on l’avait prévenue que ce grand jeune homme, son voisin, était un voyageur, un savant, un homme d’État, un assez grand jeune homme enfin. Gandidement, elle t voulut m’intriguer, m’étonner, être digne de É moi. Elle affectait d’être préoccupée, distraite ;· È cela ne se fait point en province, je m’en inquié’ À tai. Ses verres, remplis jusqu’au bord, allaient déborder : je la tis boire. Elle les vida d’un trait. Je demandai si elle était malade ; elle proteste :.