Page:Glatigny - Le Fer rouge, 1870.djvu/11

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C’est toi, chère exilée ! Oh ! Laisse que j’adore
Ta figure divine où rayonne l’aurore,
O république, amour vivace de nos cœurs !
La fosse où, dix-huit ans, de sinistres vainqueurs
T’ont murée, est ouverte, et tu viens, souriante,
Claire étoile aux rayons de qui tout s’oriente !
Les tombeaux ne t’ont rien laissé de leur pâleur ;
Tu viens la lèvre fière et le visage en fleur,
Tes beaux cheveux au vent, comme en quatre-vingt-douze,
Dire au monde : « Ouvre-moi tes bras, je suis l’épouse,
Je suis la fiancée ! Aimons-nous ! Nous allons
Par le bois, par la plaine et par les noirs vallons