Page:Godwin - Les Aventures de Caleb Williams, I (trad. Garnier).djvu/116

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venir aussi funeste à vos semblables que vous auriez pu leur être utile. Plaise au ciel que vous daigniez travailler sérieusement à vous délivrer de cette erreur. »

« Mais si dans la courte explication que me permet ma situation actuelle, il ne m’est pas possible de songer à opérer en vous une réforme aussi désirable ; il y a au moins une chose que je puis faire : je puis vous prévenir de vous mettre sur vos gardes contre un danger que je vois très-imminent. Prenez garde à M. Tyrrel. Ne faites pas la faute de le mépriser comme un adversaire indigne de vous. De petites causes peuvent amener de grands maux. M. Tyrrel est arrogant, dur et grossier ; et vous, vous êtes trop passionné, trop minutieusement sensible à la moindre offense. Ne serait-t-il pas bien déplorable qu’un homme qui vous est si fort inférieur, si peu fait pour vous