Page:Godwin - Les Aventures de Caleb Williams, I (trad. Garnier).djvu/135

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seigneur. Un jour surtout, il se fit extrêmement remarquer, et M. Tyrrel, sans plus attendre, offrit au père de prendre ce jeune homme à son service, et de lui donner une place dans la garde de sa meute, jusqu’à ce qu’il pût l’élever à un poste plus lucratif dans sa maison.

Hawkins parut très-mortifié de cette proposition ; il hésita et chercha des excuses pour ne pas accepter l’offre. Il dit que ce jeune homme lui était utile à beaucoup de choses, et qu’il espérait que sa seigneurie voudrait bien ne pas insister, et ne pas le priver de ce secours. Avec tout autre homme que M. Tyrrel, ces raisons eussent pu suffire ; mais j’ai déjà eu souvent occasion d’observer au sujet de ce gentilhomme, que quand il avait une fois pris une résolution quelle qu’elle fût, on ne le voyait jamais céder pour rien au monde, et que le seul effet de l’opposition était de le rendre inflexible et plus échauffé