Page:Godwin - Les Aventures de Caleb Williams, I (trad. Garnier).djvu/143

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oh ! que non. J’ai un bail de ma ferme et je ne la quitterai pas comme cela. J’espère qu’il y a des lois pour les pauvres gens, aussi bien que pour les riches. »

M. Tyrrel, qui n’était pas accoutumé à la contradiction, se sentit provoqué au-delà de toutes mesures par le ton hardi et indépendant de son fermier. Il n’y avait pas, dans toutes ses terres, un seul tenancier, au moins un seul du genre d’Hawkins, que la politique générale de ses gens d’affaires, et encore plus le caractère arbitraire et despotique de M. Tyrrel lui-même, ne tînt hors de mesure d’en venir ainsi à défier ouvertement son seigneur.

— « Il est excellent, sur mon ame ! Dieu me damne à tout jamais, vous êtes vraiment un drôle d’une espèce rare. Ah ! vous avez un bail, dites-vous ? Pardieu, nous serions bien tombés, si un bail pouvait servir à protéger un faquin comme vous,