Page:Godwin - Les Aventures de Caleb Williams, I (trad. Garnier).djvu/200

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danme, c’est ce que nous verrons. Ah ! je vous dirai bien à quoi vous pensez, moi. Vous aimericz mieux être la maitresse de M. Falkland que d’être la femnie d’nn bon et honnete laboureur : niais pardieu j’aurai l’oeil sur vous. Ah ! ah ! voilà ce que c’est que d’être trop bon. Il faut vous tenir de court, mademoiselle; il faut qu’on vous apprenne à déchanter; je vois bien que vous ne prenez pas cette petite leçon de fort bonne grâce, mais cela m’est fort egal : les orgueilleux ont besoin de temps en temps d’une petite mortification. S’il vous arrivait de faire quelque sottise, ce serait moi qui en porterais le blâme ».

Le ton dont parlait M. Tyrrel était si différent de celui auquel miss Melville était accoutumée, qu’elle se sentit tout-à-fait hors d’état de rien comprendre à ce qui se passait. Quelquefois il lui venait dans l’idée qu’il avait formé réellement le projet de la réduire à une si-