Page:Godwin - Les Aventures de Caleb Williams, I (trad. Garnier).djvu/32

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net séparé de la bibliothèque, par une galerie étroite, qu’éclairait une simple lucarne. Je n’imaginais pas qu’il y eût quelqu’un dans cet endroit, et je n’y allais que pour y placer quelque chose afin de pouvoir le retrouver. En ouvrant la porte, j’entends au moment même un long gémissement comme d’une personne dans un état d’angoisse insupportable. Le bruit de la porte en s’ouvrant, parut allarmer la personne qui était dans la pièce ; j’entends comme le son d’un coffre qu’on baissait avec précipitation et d’une serrure qu’on fermait. Je présumai alors que M. Falkland était-là et je me hâtais de me retirer, lorsqu’une voix qui me parut singulièrement terrible, s’écria : Qui est-là ? c’était la voix de M. Falkland. Ce cri me glaça d’effroi ; je voulus répondre, mais la parole me manqua, et dans l’impuissance de parler, je m’avançai machinalement dans la pièce en dedans de la porte. M. Falkland ne faisait que de