Page:Godwin - Les Aventures de Caleb Williams, I (trad. Garnier).djvu/33

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se lever de dessus le parquet où il avait été assis ou agenouillé ; son maintien portait toutes les marques de l’embarras et de la confusion. Toutefois il fit un effort violent qui dissipa bientôt ces premiers symptômes et fit place à des traits étincelans de fureur. Malheureux, me dit-il, que venez-vous faire ici ? Je balbutiai quelques mots d’excuse. Méchant homme, s’écria M. Falkland, en m’interrompant avec une impatience qu’il ne pouvait contenir, vous vous attachez à mes pas comme un espion. Je vous ferai cruellement repentir de votre insolence. Croyez-vous que je vous souffrirai impunément guetter ainsi toutes mes actions ? — Je cherchai à me défendre. — Va-t-en, misérable, reprit-il ; sors d’ici où je vais t’écraser sous mes pieds. En disant cela, il s’avança vers moi ; mais j’étais déjà assez effrayé, et je disparus bien vite. J’entendis la porte se refermer sur moi avec violence. Ainsi finit cette étrange scène.