Page:Godwin - Les Aventures de Caleb Williams, I (trad. Garnier).djvu/86

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lent de M. Falkland pour la poésie. Une dame distinguée par la finesse de son esprit, dit qu’elle avait eu le plaisir de voir une pièce de vers qu’il avait composée sous le titre d’Ode au génie de la Chevalerie, qui lui avait paru marquée au coin du plus rare talent. Il n’en fallut pas davantage pour exciter la curiosité, et la dame ayant ajouté qu’elle en avait une copie sur elle qui était bien au service de la société, si l’auteur ne le trouvait pas mauvais ; tout le cercle se réunit pour prier M. Falkland de leur donner ce plaisir, et M. Clare, qui était-là, joignit ses instances à celles des autres. Rien ne charmait plus celui-ci que de trouver occasion de rendre justice aux ouvrages d’esprit et de porter publiquement hommage au talent des autres. M. Falkland qui était très-éloigné de l’affectation et de la fausse modestie, donna bien vite son consentement.

Par hasard, M. Tyrrel était assis à