Page:Godwin - Les Aventures de Caleb Williams, I (trad. Garnier).djvu/93

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ment les plus adroits. S’ils prennent une autre route, c’est toujours pour aller au même but. Celui-ci m’a trompé pendant quelque temps, mais c’est bien fini pour jamais. Tout le mal vient de-là. Les sots se trompent, mais ils ne persisteraient pas dans leurs sottises s’ils n’y étaient encouragés par ceux qui seraient faits pour les éclairer ».

Peu de jours après cette aventure, M. Tyrrel fut fort surpris de recevoir une visite de M. Falkland. Sans autre compliment, M. Falkland débuta par exposer le sujet de sa visite.

M. Tyrrel, dit-il je suis venu pour avoir avec vous une explication amicale.

— Une explication ! Vous ai-je offensé ?

— Pas le moins du monde, monsieur, et c’est pour cela que je crois que c’est le moment de nous bien entendre.