Page:Godwin - Les Aventures de Caleb Williams, I (trad. Garnier).djvu/99

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t-il-là quelque chose de vrai ; mais pour ma part, dieu me damne, si je consens à être jamais un sujet de divertissement pour aucun homme au monde.

— Vous avez raison, M. Tyrrel ; conduisons-nous donc chacun de la manière la plus propre à nous faire respecter. Ni vous, ni moi, n’avons envie de changer la carrière que nous nous sommes faite ; poursuivons donc notre route l’un et l’autre, sans nous contrarier respectivement ; que ce soit-là notre traité, et par une condescendance réciproque, arrivons à nous donner mutuellement la paix.

En disant ceci, M. Falkland lui tendit la main en signe de concorde, mais ce geste était trop significatif ; le farouche Tyrrel qui semblait un peu ébranlé par ce qui avait précédé, se sentant alors pris, comme par surprise, recula en arrière. M. Falkland, à ce nouveau trait de rudesse, fut sur le point de