Page:Godwin - Les Aventures de Caleb Williams, I (trad. Garnier).djvu/100

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prendre feu, mais il eut la force de se contenir.

Je ne comprends rien à tout ceci, s’écria M. Tyrrel : pourquoi, diable, me pressez-vous comme cela ? Il faut, pardieu, que vous ayez là-dessous quelqu’intention de me faire donner dans le piège.

Mon intention, répliqua M. Falkland, est franche et honnête. Pourquoi voudriez-vous vous refuser à une proposition dictée par la raison et conforme également a votre intérêt et au mien ? M. Tyrrel avait eu le temps de se remettre et il était revenu à son caractère habituel.

— Bien, bien, monsieur, je dois convenir qu’il y a là quelque franchise. Et moi je vais de mon côté vous rendre la pareille : mon humeur est un peu sauvage, n’importe pourquoi ni comment ; je n’endure pas la contradiction. Peut-être trouverez-vous que c’est une faiblesse, mais pardieu, je ne me chan-