Page:Goethe-Nerval - Faust 1828.djvu/101

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ici pour te tenir compagnie ; avec la condition cependant de te faire par mon art passer dignement le tems.

FAUST.

Je vois avec plaisir que cela te convient ; mais il faut que ton art soit divertissant.

MÉPHISTOPHÉLÈS.

Ton esprit, mon ami, va gagner davantage dans cette heure seulement que dans l’uniformité d’une année entière. Ce que te chantent les esprits subtils, les belles images qu’ils apportent, ne sont pas une vaine magie. Ton odorat se délectera ainsi que ton palais, et ton cœur sera transporté. De vains préparatifs ne sont point nécessaires, nous voici rassemblés, commencez !

ESPRITS.

Disparaissez bien vite
Arceaux noirs et poudreux,
Et que l’azur des cieux
Un instant vous visite !