Page:Goethe-Nerval - Faust 1828.djvu/124

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


marche toujours intrépidement devant lui, et dont l’élan rapide a bientôt surmonté tous les plaisirs de la terre ! — Je vais sans relâche le traîner dans les déserts de la vie ; il se débattra, me saisira, s’attachera à moi, et son insatiabilité verra des alimens et des liqueurs se balancer devant ses lèvres, sans jamais les toucher ; c’est en vain qu’il implorera quelque soulagement, et ne se fût-il pas donné au diable, il n’en périrait pas moins.

UN ÉCOLIER entre.
L’ÉCOLIER.

Je suis ici depuis peu de tems, et je viens, plein de soumission, parler et faire connaissance avec un homme qu’on ne m’a nommé qu’avec vénération.

MÉPHISTOPHÉLÈS.

Votre honnêteté me réjouit fort ! Vous voyez en moi un homme tout comme un autre. Avez-vous déjà beaucoup étudié ?