Page:Goethe-Nerval - Faust 1828.djvu/184

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Français ; cependant, je vous prie, ne vous chagrinez pas. À quoi sert-il d’être si pressé de jouir ? Le plaisir est beaucoup moins vif, que si d’avance et par toutes sortes de brimborions vous pétrissiez et pariez vous-même votre petite poupée, comme on le voit dans maints contes gaulois.

FAUST.

J’ai aussi de l’appétit sans cela.

MÉPHISTOPHÉLÈS.

Maintenant, sans invectives ni railleries, je vous dis une fois pour toutes qu’on ne peut aller si vite avec cette belle enfant. Il ne faut là employer nulle violence, et nous devons nous accommoder de la ruse.

FAUST.

Va me chercher quelque chose de cet ange ; conduis-moi au lieu où elle repose ! apporte-moi un fichu qui ait couvert son sein, un ruban de ma bien-aimée.