Page:Goethe-Nerval - Faust 1828.djvu/216

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MARTHE.

C’est pour çà, digne monsieur, qu’il faut vous consulter à tems.

(Ils passent.)
MARGUERITE.

Oui, tout cela sort bientôt des yeux et de l’esprit : la politesse vous est facile, mais vous avez beaucoup d’amis plus spirituels que moi.

FAUST.

Ô ma chère ! ce que l’on décore tant du nom d’esprit n’est souvent plutôt que vanité et bêtise.

MARGUERITE.

Comment ?

FAUST.

Ah ! faut-il que la simplicité, que l’innocence ne sachent jamais se connaître elles-mêmes et apprécier leur sainte dignité ! Que l’humilité, l’obscurité, les dons les plus précieux de la bienfaisante nature.....