Page:Goethe-Nerval - Faust 1828.djvu/224

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MARGUERITE.

Je frissonne !

FAUST.

Ô ne frémis pas ! que ce regard, que ce serrement de main te disent ce qui ne peut s’exprimer : s’abandonner entièrement, pour sentir un ravissement qui peut être éternel ! Éternel !... sa fin serait le désespoir!... Non ! point de fin ! point de fin !

(Marguerite lui sert la main, se dégage et s’enfuit. Il demeure un instant dans ses pensées, puis la suit.)
MARTHE, approchant.

La nuit vient.

MÉPHISTOPHÉLÈS.

Oui, et il nous faut partir.

MARTHE.

Je vous prierais bien de rester plus long-tems, mais ou est si méchant dans notre endroit ! C’est comme si personne n’avait rien à faire que de bâiller après les pas et