Page:Goethe-Nerval - Faust 1828.djvu/237

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courageux ! Tu es déjà assez raisonnablement endiablé, et je ne trouve rien de plus dégoûtant au monde qu’un diable qui se désespère.



Chambre de Marguerite.


MARGUERITE, seule, à sa quenouille.

Une amoureuse flamme
Consume mes beaux jours ;
Ah ! la paix de mon ame
A donc fui pour toujours !

Son départ, son absence,
Sont pour moi le cercueil ;
Et loin de sa présence
Tout me paraît en deuil.

Alors, ma pauvre tête
Se dérange bientôt ;
Mon faible esprit s’arrête,
Puis se glace aussitôt.