Page:Goethe-Nerval - Faust 1828.djvu/29

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Prologue dans le Ciel.




LE SEIGNEUR, LES BANDES CÉLESTES,
ENSUITE MÉPHISTOPHÉLÈS.
(Les trois Archanges s’avancent.)
RAPHAËL.

Le soleil répand sa lumière
En chantant le Dieu qu’il chérit ;
Rapide comme le tonnerre,
Sa vaste course s’arrondit :
Ô Dieu ! tes regards adorables
Soutiennent tout de leur amour ;
Et tes œuvres inexplicables
Sont belles comme au premier jour.

GABRIEL.

Dans son cours incompréhensible,
La terre, roulant à l’entour,
Voit le jour fuir la nuit paisible,
Et la nuit fuir l’éclat du jour ;
Contre des rocs, les mers profondes
Élèvent leurs flots irrités.....