Page:Goethe-Nerval - Faust 1828.djvu/313

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ces murailles humides… voilà le lieu qu’elle habite, et son crime fut une douce erreur ! Faust, tu trembles de t’approcher ! tu crains de la revoir ! Entre donc ! ta timidité hâte l’instant de son supplice.

(Il tourne la clef. On chante au dedans.)

         Ma mère, la catin,
            Qui m’a tuée,
         Mon père, le coquin,
            Qui m’a mangée,
Et ma petite sœur, qui m’a jeté dans l’eau,
      Où je deviens un bel oiseau :
         Vole, vole, vole !

FAUST, en ouvrant la porte.

Elle ne se doute pas que son bien-aimé l’écoute, qu’il entend le cliquetis de ses chaînes et le froissement de sa paille.

(Il entre.)
MARGUERITE, se cachant sous sa couverture.

Hélas ! hélas ! les voilà qui viennent. Que la mort est amère !

FAUST, bas.

Paix ! paix ! je viens te délivrer.