Page:Goethe-Nerval - Faust 1828.djvu/318

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


Ton amour, où l’as-tu laissé ? qui me l’a ravi ?

(Elle se détourne de lui.)
FAUST.

Viens ! suis-moi ! ma bien-aimée, du courage ! je brûle pour toi de mille feux ; mais suis-moi, c’est ma seule prière !

MARGUERITE, le fixant.

Est-ce bien toi ? es-tu bien sûr d’être toi ?

FAUST.

C’est moi ! viens donc !

MARGUERITE.

Tu détaches mes chaînes, tu me reprends contre ton sein… comment se fait-il que tu ne te détournes pas de moi avec horreur ? — Et sais-tu bien, mon ami, sais-tu qui tu délivres ?

FAUST.

Viens ! viens ! la nuit profonde commence à s’éclaircir.

MARGUERITE.

J’ai tué ma mère ! Mon enfant, je l’ai