Page:Goethe-Nerval - Faust 1828.djvu/51

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FAUST.

Un parchemin serait-il bien la source divine où notre ame peut apaiser sa soif éternelle ? Vous n’êtes pas consolé, si la consolation ne jaillit point de votre propre cœur.

VAGNER.

Pardonnez-moi ! C’est une grande jouissance que de se transporter dans l’esprit des tems passés, de voir comme un sage a pensé avant nous ; et comme, partis de loin, nous l’avons si victorieusement dépassé.

FAUST.

Oh ! sans doute ! jusqu’aux étoiles. Mon ami, les siècles écoulés sont pour nous le livre aux sept cachets ; ce que vous appelez l’esprit des tems n’est au fond que l’esprit même des auteurs, où les tems se réfléchissent. Et c’est vraiment une misère le plus souvent ! Le premier coup-d’œil suffit