Page:Goethe-Nerval - Faust 1828.djvu/91

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bre. Mais que vois-je ? Cela est-il naturel ? Est-ce une ombre, est-ce une réalité ? Comme mon barbet vient de se gonfler ! Il se lève avec effort, ce n’est plus une forme de chien. Quel spectre ai-je introduit chez moi ? Il a déjà l’air d’un hippopotame, avec ses yeux de feu et son effroyable mâchoire. Oh ! je serai ton maître ! Pour une bête aussi infernale, la clef de Salomon m’est nécessaire.

ESPRITS, dans la rue.

Par un puissant sortilège,
Ici l’un de nous est pris
Comme un vieux renard au piège :
Restez-là, restez, esprits ! —
Mais faisons un peu silence ;
Balançons-nous, balançons
Nos ailes d’or en cadence,
Et nous le délivrerons !
Il est là ! C’est notre frère,
Volons à son secours !
Car il employa toujours
Tous ses efforts à nous plaire.