Page:Goethe-Nerval - Faust 1828.djvu/92

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FAUST.

D’abord, pour aborder le monstre, j’emploierai la conjuration des quatre.

Que la Salamandre s’enflamme !
Que l’Ondin se replie !
Que le Sylphe s’évanouisse !
Que le Lutin travaille !

Qui ne connaîtrait pas les élémens, leur force et leurs propriétés, ne se rendrait jamais maître des esprits.

Vole en flammes, Salamandre !
Coulez ensemble en murmurant, Ondins !
Brille en éclatant météore, Sylphe !
Apporte-moi tes secours domestiques,
Incubus ! incubus !
Viens ici, et ferme la marche !

Aucun des quatre n’existe dans cet animal. Il reste immobile, et grince des dents devant moi ; je ne lui ai fait encore aucun mal. Tu vas m’entendre employer de plus fortes conjurations.