Page:Goethe - Le Renard, 1861, trad. Grenier.djvu/180

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Jamais il ne dit la vérité et il ne pense qu'à faire des mensonges. Mais il ne m'échappera pas ainsi! il faut que vous appreniez qu'il est un voleur et un perfide. Je sais trois grands méfaits qu'il a commis; il ne m'échappera pas, dussions-nous nous battre. Il est vrai que l'on exige de nous des témoins; mais à quoi bon? quand même ils seraient ici pour parler et témoigner durant toute la journée, cela ne servirait à rien. Il n'en ferait jamais qu'à sa tête. Souvent il n'y a pas de témoins à citer; alors il faudrait donc permettre au criminel de jouer ses tours comme si de rien n'était! Personne n'ose souffler un mot. Il diffame un chacun et tout le monde a peur de lui. Vous et les vôtres, vous vous en ressentirez tous ensemble. Aujourd'hui, je le tiens, il ne pourra m'éviter, il faut qu'il me rende raison; il n'a qu'à se défendre.»