Page:Goethe - Le Renard, 1861, trad. Grenier.djvu/183

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ONZIÈME CHANT.


Isengrin le loup continua de porter plainte en ces termes: «Vous allez voir, sire, comment Reineke, qui a toujours été un coquin, l'est encore et ne dit d'infâmes mensonges que pour me déshonorer, moi et ma famille. Il m'a toujours voulu couvrir de honte, moi, et ma femme encore plus. C'est ainsi qu'un jour il lui avait persuadé de traverser un étang par un gué marécageux; il lui avait promis de lui faire prendre beaucoup de poisson en un jour; elle n'avait qu'à plonger sa queue dans l'eau, l'y laisser, et tous les poissons devaient venir s'y prendre en telle quantité, que quatre personnes comme elle ne pourraient pas tous les manger. Elle traversa l'étang, à gué d'abord, puis à la nage vers la fin, près de la Bonde; là, l'eau