Page:Goethe - Le Renard, 1861, trad. Grenier.djvu/19

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PREMIER CHANT




La Pentecôte, cette fête charmante, était arrivée ; les champs et les bois se couvraient de verdure et de fleurs : sur les collines et sur les hauteurs, dans les buissons et dans les haies, les oiseaux, rendus à la joie, essayaient leurs gaies chansons ; chaque pré fourmillait de fleurs dans les vallées odorantes ; le ciel brillait dans une sérénité majestueuse et la terre étincelait de mille couleurs.

Noble, le roi des animaux, convoque sa cour ; et tous ses vassaux s’empressent de se rendre à son appel en grand équipage ; de tous les points de l’horizon arrivent maints fiers personnages, Lutké la grue et Markart le geai, et tous les plus importants. Car le roi songe à tenir sa cour d’une manière magnifique avec tous ses barons ; il les a convoqués tous ensemble, les grands comme les petits. Nul ne devait y