Page:Goethe - Le Renard, 1861, trad. Grenier.djvu/35

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DEUXIÈME CHANT.


C'est ainsi que Brun l'ours s'en alla fièrement à la recherche de Reineke. Il rencontra d'abord un désert sablonneux qui n'en finissait pas. Quand il l'eut traversé, il arriva dans les montagnes où Reineke avait coutume de chasser; la veille encore, il s'y était livré à ce divertissement. Mais il lui fallut aller jusqu'à Malpertuis, résidence magnifique de Reineke. De tous les châteaux, de toutes les forteresses qui lui appartenaient. Malpertuis était le plus sûr donjon. Reineke s'y retirait aussitôt qu'il avait à craindre quelque attaque. Brun monta au château et trouva la porte d'entrée fermée à triples verrous. Il se recula un peu et se prit à réfléchir; enfin, il se mit à crier: