Page:Goethe - Le Renard, 1861, trad. Grenier.djvu/62

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de la bonne façon, je lui fis la description d’une poutre sur laquelle un coq avec sept poulets se perchaient ordinairement le soir. Je le conduisis dans cet endroit, une belle nuit, en silence; minuit venait de sonner. Le volet de la fenêtre, retenu par une petite cheville, était encore ouvert (je le savais d’avance), je fis comme si je voulais entrer; mais je cédai le pas à mon oncle : « Entrez, lui dis-je; si vous voulez travailler, vous ne manquerez pas d’ouvrage; je parie que vous trouvez des poulardes. » Il se glissa prudemment dans le poulailler et tâta doucement çà et là, et finit par me dire en colère : « Oh! comme vous me guidez mal ! je ne trouve pas seulement une plume de poule. »